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De l’esclavage aux start-up sans contraintes

Alors que Coapi revendique promouvoir non pas une nouvelle forme de travail mais une nouvelle façon de considérer la valeur du travail, avec de la bienveillance, de la mutualisation et du partage, tout en cultivant l’autonomie de chacun, l’article d’Olivier Magnan sur le site ecoreseau.fr montre le chemin parcouru en retraçant l’évolution du travail : « De l’esclavage aux start-up sans contraintes »  !

Dans l’Antiquité, les Grecs et les Romains cherchaient à tout prix à se libérer du travail et de l’artisanat qui les rattachaient à l’animalité. Pour Aristote, le travail était un « genre de vie ignoble et contraire à la vertu ».
Au Moyen-Age, l’organisation change peu : il y a les seigneurs qui font la guerre, les paysans miséreux à leur service tandis que dans les villes commence à se développer une bourgeoisie commerçante dont le travail crée la richesse.
Jusqu’au XVIIème siècle, les choses n’évoluent guère, certes les seigneurs font moins la guerre mais l’aristocratie est plus oisive que jamais tandis que la besogneuse bourgeoisie continue d’affirmer sa puissance.
Aux XVIIIème et XIXème siècles La révolution industrielle transforme la notion de travail qui devient valeur d’échange : « tout travail mérite salaire » !

En 1936 sont instaurés les congés payés en même temps que les conventions collectives…
En 1946, dans le préambule de la constitution de l’Organisation Mondiale de la Santé, il est affirmé que « la santé est un état complet de bien-être physique, mental et social, pas seulement l’absence de maladie ou d’infirmité ». Le mot, « bien-être », est lâché, mais ce n’est pas pour autant qu’il entre dans le champ du travail…
Dans les années 80 on s’intéresse aux horaires de travail ; dans les années 90 à l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Avant qu’au tournant des années 2000 l’on dénonce le harcèlement moral,
À partir de 2003, l’épuisement professionnel qu’on ne connaissait que chez les japonais arrive chez nous, c’est l’entrée en scène du burn out puis du bore out (l’ennui au travail) et autres blurring (confusion vie pro/vie perso).

Enfin depuis 2010, les générations X,Y et Z rejoignent le monde du travail et plus particulièrement les start-up, qu’ils abordent avec une autre philosophie, celle de privilégier leur vie personnelle, exit les horaires et les contraintes… mais une règle : que les objectifs fixés soient obtenus.
« Obligation de résultat contre auto-organisation fondée sur la confiance. Le bien-être au travail passera t- il par cette forme de lâcher prise ? » questionne olivier Magnan

Coapi s’inscrit dans cette dynamique du bien-être au travail : pas de hiérarchie, pas de contraintes horaires ou d’objectif, mais juste quelques règles pour le bien-vivre ensemble.
Une qualité de vie qui passe par un statut sécurisé, une attention et des pistes pour améliorer les conditions de travail, des partages de connaissances, etc. mais sans toucher à l’indépendance de chacun.

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Santé et travail, tous les chemins mènent au clavier

Santé et travail, une affaire de contexte ?

Dans le registre santé et travail, Coapi comme toute entreprise, se confronte aux exigences du Document Unique de l’Evaluation des Risques. Obligatoire depuis 2001, la démarche consiste à lister l’ensemble des risques dans la pratique du métier, de manière à anticiper le mieux possible les situations qui pourraient mettre à mal la santé des salariés.

Comme Coapi est une coopérative d’entrepreneurs indépendants, ce qui s’applique à logique de l’entreprise s’applique à chaque entrepreneur.euses.

En terme de santé et travail, réfléchir au risque semble être une évidence pour un couvreur, un livreur, un pêcheur, mais quand il s’agit d’un métier avec peu de mouvements, où l’on est assis le plus clair de son temps devant un ordinateur, la notion de risque fait même un peu sourire, et pourtant…

Santé et travail, la convergences des touches

Coapi, coopérative d’activité et d’emploi rassemble de nombreux métiers avec des univers très différents d’un professionnel à l’autre. Pour autant, il est un point commun à l’ensemble des professionnels de Coapi et du monde entier, l’utilisation quotidienne du clavier.
Ce point commun, presque lieu commun, tant il est évident que chacun y passe sans trop se poser de question, regorge de subtilités pas toujours ergonomiques et d’une faune hallucinante de bactéries alléchantes.

Depuis combien de temps n’avez-vous pas nettoyé votre clavier d’ordinateur ?

Une étude récemment publiée, et dont vous pourrez voir les détails en suivant ce lien, explique à quel point 97% de nos claviers sont infestés de bactéries. Si la grande majorité de ces bactéries sont celles que l’on trouve dans l’environnement de la peau de l’être humain, certaines, peut-être cachées sous la lettre “R”, ou encore le point d’exclamation, pourraient être des Staphylococcus aureus, voir des clostridium difficile, ou encore  Enterococcus, et cerise sur le gâteau, des Escherichia coli.

Nous nous lavons régulièrement les mains en sortant des toilettes, mais c’est un peu comme si nous les plongions dans la cuvette en revenant nous asseoir devant l’ordinateur. Il existe de nombreuses façon de nettoyer son clavier d’ordinateur, cela sera sans doute l’occasion d’un autre article, mais je vous recommande de ne pas l’attendre pour agir.

 

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Santé et travail, une nouvelle ergonomie du clavier

Nous sommes finalement assez peu dans le monde à utiliser le clavier Azerty. Je précise car tout le monde n’a pas forcément fait le lien, le nom de ce dernier est en lien avec l’enchaînement des lettre sur la ligne ou se trouve le “A”. Une autre façon de disposer les lettres sur un clavier est par exemple le Qwerty, bien connu des contrées anglo-saxonnes. Nous pourrions nous dire que l’Azerty est francophone, ce n’est pas faux, mais il n’est pas forcément de mise partout. En Suisse par exemple, même en partie francophone, le Qwerty règne.

La donne pourrait toutefois changer. De nombreux travaux sur l’étude de l’ergonomie des claviers et sur les limites de ces derniers font émerger des changements qui vont prendre place sur nos claviers dans les mois à venir. Ces changements sont en lien avec les mouvements répétitifs  sur nos “planches à lettres”, avec une volonté d’améliorer les gestes et de soulager les articulations des doigts. Vous découvrirez aussi très bientôt des changement en lien avec des lettres qui n’était pas très accessibles, comme les majuscules accentuées ou encore le “Ç” (cédille) et suprême délice, le “E” dans le “O”.
Je m’aperçois en écrivant cet article, que je ne sais pas où le trouver directement sur mon clavier pour le faire apparaître ici. (Si vous détenez le secret, merci de nous livrer la solution! 😉 )
Et si vous souhaitez en savoir plus sur la modifications très prochaine de nos claviers, je vous recommande la lecture de cet article.

Pour ce qui est de santé et travail, vous ne pourrez plus dire : “Mon clavier, je m’en lave les mains”.

Anne Jouvin – Conseil &criture rejoint Coapi

Anne Jouvin

Anne Jouvin – Journaliste/Rédactrice

 

Début février, j’ai intégré Coapi, après avoir navigué autour quelques mois !
J’y vais, j’y vais pas…
pas facile de sortir d’une situation bien installée depuis presque 10 ans en tant que micro-entrepreneur… et paradoxalement je n’attendais que cela.
Envie de retrouver une équipe, de partager des questions, des réflexions, d’échanger sur un mode collègues et plus seulement client/prestataire.
Coapi conjugue cette attente de partage et le besoin d’autonomie.
Je suis rédactrice et j’écris depuis une vingtaine d’années successivement pour un site internet dédié au tourisme, puis en agence de presse, et depuis 2010 en solo pour des médias, des collectivités, des entreprises… Au fil du temps, j’ai pris conscience que ce qui me plaisait dans l’écriture était l’écoute !…
Et j’aimerais développer ce volet en travaillant sur des récits de vie, récits d’entreprises…

Participation du Mouvement des Scop, Scic et CAE au Grand Débat National

Dans le cadre du Grand Débat National, La Confédération générale des Scop a souhaité que chaque composante du mouvement puisse apporter sa pierre à l’édifice.
Les Scop et Scic sont au nombre de 3 300, représentent quelque 60 400 salariés et 5,5 millards de CA !

Près de 350 coopératrices et coopérateurs se sont prononcés sur des axes de progrès et des propositions pour une économie plus humaine, des entreprises plus responsables socialement, plus respectueuses de l’environnement et des territoires, également plus démocratiques.

Le mode d’entreprendre, le mode de gouvernance, le partage des profits ont été mis en avant comme incontournables à porter au débat et remettre l’humain au cœur de l’entreprise.

Une synthèse des propositions a été rédigée, organisée en plusieurs chapitres

Version intégrale de la contribution collective

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Les chemins tout tracés sont voués à disparaitre

Plus de carrières linéaires, plus de métiers bien définis… C’est l’analyse de Bénédicte de Raphélis Soissan, fondatrice de Clustree qui explique qu’aujourd’hui et bien plus encore demain, nous n’enchainerons plus les postes mais des missions, chacune mobilisant des compétences propres.

Jusqu’à peu, un métier définissait un ensemble de tâches, fonctions, obligations, etc. bien définies laissant peu de place au changement, un métier fixait la ligne à suive pour les années à venir et permettait de « faire carrière »…
Les nouvelles technologies, la rapidité avec laquelle le monde évolue et se transforme, la facilité des échanges à travers le monde, un autre rapport au travail des nouvelles générations ont tout bouleversé.

Ainsi la notion de métier est en voie de disparition car les entreprises ont devant elles des défis ambitieux à relever demandant des compétences bien précises mais aussi de les faire interagir entre elles.

Par compétences, on entend tout ce que peut apporter le collaborateur : connaissances, techniques, comportement,… ce qui sous-entend également de s’affranchir des critères habituels liés à l’âge, les diplômes, l’expérience, le genre…

L’approche par compétences remet tout le monde sur un pied d’égalité face à une opportunité et permet des transversalités enrichissantes : le travail en mode projet, la fluidité et la mobilité en interne.

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L’organisation d’une Coopérative d’Activités et d’Emplois, et donc de Coapi, peut être une réponse à ces évolutions puisque chacun des entrepreneurs-salariés avec ses propres compétences peut interagir avec celles des autres et ensemble se positionner sur des projets plus ambitieux que personne n’aurait pu assumer seul.

Coapi n’est pas juste un regroupement d’activités, mais devient une entreprise apprenante où chacun s’enrichit des compétences des autres et des synergies possibles.
De fait elle permet à chacun d’évoluer dans son métier, d’orienter son activité, d’élargir son champ de compétences, etc.
Elle propose une vision de l’entreprise particulière et innovante : tout en proposant une structure rassurante, un accompagnement qui va au-delà de la simple plateforme administrative, elle encourage l’esprit d’entreprendre et la dynamique commerciale.
L’entreprenariat collectif a le vent en poupe !

Jérôme Abel Carré Amelot

QZN et Jérôme Abel présentent « Logariat »

QZN et Jérôme Abel présentent « Logariat »

Récemment arrivé dans la région, Jérôme Abel a rejoint Coapi en septembre 2018.

Depuis il a déjà créé et développé plusieurs performances artistiques à Niort, La Rochelle, etc…

Depuis la mi-mars avec l’association QZN, ils ont été accueillis au Carré Amelot pendant trois semaines pour développer un projet de performance audiovisuelle sur le corps, le numérique et l’écriture.
Ce projet est né d’un questionnement sur les postures physiques des travailleurs sur ordinateur et sur la diversité des actes d’écritures disponibles aujourd’hui : programmation, poésie, échanges personnels, lois, normes, formulaires, etc.

Le nom « Logariat » associe deux particules, « ariat » pour la communauté des travailleurs subordonnés aux « logs », à toutes les traces numériques, à ces identités répétitives et formatées.Cette résidence a aussi été l’occasion de proposer des temps d’échanges avec la communauté Arts & Sciences de La Rochelle.

Sortie de résidence jeudi 4 avril pour découvrir l’aboutissement de ces trois semaines d’exploration et d’expérimentation.
Deuxième opus le 8 juin, suite de l’aventure !

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De l’entreprise, du management et de l’autonomie appliqués à Coapi

D’après Nicolas Bouzou, économiste français : Ce qui manque le plus aujourd’hui dans la majorité des entreprises est un management plus humain…
Alors que bon nombre d’entreprises investissent dans le bien-être de leurs salariés, paradoxalement peu de salariés sont satisfaits de leur manager. Effectivement, un bon management n’est pas juste le fruit d’une promotion, mais implique de disposer de compétences clés qui sont là encore extrêmement humaines : créativité, capacité d’innovation, empathie, capacité à embrasser un problème dans sa globalité.

N’est-ce pas en cela que le concept des CAE est particulièrement intéressant ?

Toujours d’après Nicolas Bouzou, « L’autonomie et le sens sont ce qui motivent les collaborateurs et qui leur permettent de répondre à un projet collectif. Laisser de l’autonomie permet également aux gens de trouver des solutions, d’innover et d’être force de proposition. Certaines entreprises ont une capacité de résolution des problèmes beaucoup plus importantes que des entreprises très centralisées ».

Coapi en a fait sa réalité et son quotidien : une entreprise coopérative où chacun conserve son autonomie, trouve des solutions pour son propre compte mais aussi pour le collectif, développe son activité tout en réfléchissant aux possibilités d’associer les compétences disponibles dans la coopérative pour se positionner sur des projets plus importants… où chacun peut s’investir selon ses aptitudes, sa disponibilité, etc. Dans notre fonctionnement, il y a du sens, de la confiance, de l’écoute, de l’échange…

C’est en ce sens que la coopérative d’activités et d’emplois se situe à la croisée des chemins où se retrouvent ceux qui n’ont plus envie d’être juste salariés et ceux qui ne veulent plus être seul… mais tous sont motivés !

 

Et pourquoi pas quitter le salariat pour les cadres ?

L’équipe Dynamique Entrepreneuriale – 29/03/19

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La dynamique coopérative en Poitou-Charentes

Courrier de L’Ouest – Laurent Regnier – 19 février 2019

Même si les CAE ne représentent qu’une tout petite partie des 143 Scop de Poitou-Charentes, elles participent de cet élan et donc cela nous concerne ; leur bonne santé et leur nombre croissant est un motif de satisfaction ! Quelques explications…

Selon Nicolas Picoulet, Directeur de l’Union Régionale des Scop Poitou-Charentes, « la Scop institue un lien entre outil de travail et responsabilité ».

Une scop est une société coopérative et participative qui repose sur un mode de fonctionnement participatif. La densité et la réussite de ce « système de gérance » s’explique par plusieurs facteurs parmi lesquels des éléments historiques avec de fortes traditions mutualistes avec un « esprit solidaire et social très développé en Poitou-Charentes ».

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Il explique les avantages et vertus des scop : « d’abord une structure juridique qui réunit les effets du capital et du travail : la SCOP institue un lien entre usage de l’outil de travail et la notion de responsabilité. Ensuite, une vertu démocratique : chaque associé, quel que soit le nombre de parts de la SCOP qu’il détient, a une voix. Enfin, le résultat financier doit être partagé à part quasi-égales entre associés et salariés. Ainsi l’ensemble du personnel et des associés va partager les risques, l’information et les richesses. Nicolas Picoulet insiste également que les SCOP ne sont pas que le fruit de la reprise d’entreprises en difficulté, en effet sur les 42 créations de SCOP enregistrées en Deux-Sèvres en 2018 par exemple, aucune n’est issue d’entreprises en difficulté.

Si leur nombre progresse, c’est qu’elles bénéficient de plus en plus de visibilité et ainsi se crée un cercle vertueux. On note de profonds changements de mentalités notamment dans la transmission d’entreprises familiales : aujourd’hui, « les chefs d’entreprises qui veulent céder leur société ne sont plus du tout rétifs à l’idée d’une reprise par leurs salariés. Ce n’était pas forcément le cas il y a quelques années », souligne Nicolas Picoulet.