seminaire the peak la rochelle coapi cooperative

Coapi bichonne ses valeurs!

Faire le choix de travailler en coopérative n’est pas anodin, c’est un choix fort et enthousiaste, riche et plein d’avenir.

Et il est bon de temps à autre de redonner toute leur place aux fondamentaux, NOS fondamentaux, ces valeurs autour desquelles s’est construit et continue de se construire Coapi !

C’était donc le thème choisi pour le séminaire du 16 mai : « les Valeurs de Coapi ». Superbement accueillis dans les locaux de « The Peak », nous étions une douzaine d’entrepreneurs-salariés à nous retrouver avec le plaisir d’accueillir deux futurs arrivants qui vont nous rejoindre d’ici peu.

Ces temps d’accueil sont toujours très riches en échange ; en effet, au-delà des tours de table de présentation et de l’actualité de chacun, la bienveillance et le collectif sont tout de suite palpables. Même le rébarbatif – mais néanmoins obligatoire – exercice annuel du « Document Unique d’Evaluation des Risques professionnels » réussit à passer comme une lettre à la poste !

Après le déjeuner, un temps de travail et d’échange a été l’occasion pour chacun de formuler, chacun avec nos mots, nos convictions et nos perceptions, ces valeurs et ce qu’elles revêtent…

Tolérance, Liberté, Autonomie, Respect, Environnement, Dynamisme, Collectif, Partage, Accompagnement, Ancrage territorial,… Des mots qui en coopérative ont du sens et dans lesquels chacun puise de la force.

A la fin du séminaire, ceux qui le souhaitaient ont pu profiter des parcours ludiques de « The Peak » !

Merci The Peak !

« The Peak » est un parc aventure indoor au cœur de la Zone des Fourneaux à Angoulins, ouvert depuis début février 2019. Inscrit en statut Scop, The Peak a été accompagné dans sa phase création par Coapi ! S’y déclinent des activités d’accrobranche, d’escalade, de grimpe ludique, et bientôt de spéléologie (unique en France) pour petits et grands. La promesse d’un bon moment à passer en famille, entre amis, dans un environnement sécurisé.

L’équipe qui a mis en place le projet et qui l’anime est fort sympathique, aux petits soins pour ses clients ! Présenté comme une aire de motricité sensorielle, ce lieu a été développé pour être également accessible aux personnes handicapées.

Le site propose également de la location d’espaces pour de l’évènementiel, des séminaires ou journées intégration ainsi qu’une offre de restauration rapide en produits frais.

(Renseignements et informations : http://www.thepeak.fr/ – Tél. : 05 46 31 38 83)

coapi la rochelle the peak seminaire cooperative

sophie bossy demos concertation coapi cooperative charente maritime

Sophie Bossy – Demos Concertation

 

Je suis consultante et concertante. Dans le cadre de Demos Concertation, j’accompagne des porteurs de projets de transition énergétique, notamment les projets de méthanisation, dans leurs relations avec les acteurs de leurs territoires.
Je réalise un diagnostic de territoire afin de cerner les enjeux sociaux, économiques et politiques autour des projets et proposer une réponse humaine adaptée à ces enjeux. Le dispositif de concertation peut prendre de nombreuses formes (réunions publiques, ateliers participatifs, médiation, information pédagogique, visites, rencontres…). Une fois le dispositif décidé, j’en assume l’animation ainsi que le suivi sur la durée et le bilan. L’objectif est, dans tous les cas, de créer – ou de restaurer – un climat de confiance avec l’ensemble des acteurs impactés par le projet pour permettre son appropriation locale et en faire un véritable projet de territoire.

Je connais le monde des coopératives depuis longtemps et ai toujours admiré leur logique de solidarité et de respect du travail de chacun. C’est donc assez naturellement que je me suis tournée vers les coopératives d’activité et d’emploi quand j’ai voulu démarrer ma propre activité.

J’ai connu COAPI car je souhaitais m’installer à La Rochelle et j’y ai trouvé les principes d’entraide et de coopération auxquels j’aspirais.
Inscrire mon activité de concertation dans une coopérative ne faisait qu’ajouter de la cohérence à mon projet.

coapi numerique et nouveaux apprentissages

Le numérique fait émerger de nouveaux modes d’apprentissage

La formation tout au long de la vie est aujourd’hui fortement encouragée dans le monde du travail. Et au sein de Coapi, c’est aussi une réalité !

Cet article très intéressant montre comment les adultes dans leur activité professionnelle ont toujours eu tendance « à se former par eux-mêmes en observant leurs collègues ou manager, en lisant des journaux professionnels, en dialoguant avec leurs pairs »…

Depuis quelques années, et le phénomène est en augmentation constante, « les professionnels ont de plus en plus recours à ces modes d’apprentissage informel numérique : Consulter un tutoriel vidéo sur YouTube ou un dictionnaire en ligne, travailler son anglais dans les transports en commun grâce à une application dédiée…

« À une époque où l’obsolescence des compétences est de plus en plus rapide, l’apprentissage informel devient crucial pour les salariés et professionnels afin qu’ils puissent rester efficace à leur travail ».

Dans l’organisation de Coapi, la mutualisation, les séminaires, les commissions sont autant d’occasion d’échanger des savoirs ou des sources, des pistes de savoirs. Cela fait partie de l’intelligence collective !!!

Lire l’article

christophe hulin coapi cooperative d'entrepreneurs la rochelle

Coapi accueille Christophe Hulin!

Christophe Hulin

Intervenant en management et développement commercial.

Après plus de 20 années en tant que salarié dans des fonctions commerciales en France et dans les DOM, j’ai intégré la couveuse d’entreprises de la Rochelle en octobre 2015 afin de lancer mon activité d’intervenant en management et développement commercial.


Mes 3 années passées au sein de la CECM m’ont permis d’appréhender un spectre large de mon activité, de finalement développer des activités de formateur et d’enseignant mais surtout de découvrir le monde associatif, participatif, de partages et d’échanges.


Fort logiquement, j’ai intégré COAPI en octobre 2018 toujours dans cette volonté de travailler ensemble, avec un esprit participatif, coopératif mais aussi avec un accompagnement administratif et comptable qui correspond à mes attentes tant professionnelles que personnelles.

Aujourd’hui,
40% de mon temps est consacré à l’enseignement (Université de La Rochelle marketing du point de vente, distribution, en BTS et à Audencia Nantes : management commercial)
40% à la formation intra et interentreprises sur des thèmes commerciaux, managériaux, distribution tant sur Paris, Nantes, La Rochelle
20% à des missions d’accompagnement d’entreprises sur des thématiques commerciales (dernier exemple en date : Le Cokon à La Rochelle, The Peak en collaboration avec d’autres entrepreneurs salariés Coapi).

En résumé, Coapi c’est : un cadre qui me correspond, des valeurs partagées et un sens essentiel entre mes actions et notre environnement !

laiterie cooperative coapi

L’esprit coopératif plus puissant que la recherche de la plus-value

Chez Coapi, nous sommes concernés par l’esprit coopératif et nous ne pouvons qu’être interpelés, enhardis par ce bel exemple de (re)groupement motivé par un objectif commun, l’envie de réussir quelque chose ensemble:

…  » Mais la vraie clé du succès reste la forte implication des membres autour d’un projet de territoire porteur de sens. « Ça a été pour nous un ressort plus puissant que la recherche de la plus-value », confie Charles Laurent, le président de la coopérative. Il avoue aussi que le projet les a transformés profondément, humainement comme professionnellement. « Quand je travaille, je ne pense plus « produire du lait », je pense « fabriquer et vendre un fromage ». Et ça n’a pas les mêmes implications au quotidien sur ma ferme ! Nous avons énormément appris au travers des problèmes que nous avons eu à gérer, des rencontres que nous avons faites. Les épreuves que nous avons traversé ont soudé le groupe. C’est une aventure humaine que nous vivons au quotidien », confie-t-il, ému du chemin parcouru.

L’implication des membres de la coopérative est incontestable…
…En prenant du recul, ils reconnaissent avoir été un peu « fous » de s’embarquer dans une telle aventure, qu’ils se sont un peu laissés emporter par leurs idéaux. Mais aucun ne le regrette, comme si cela avait apporté une vrai plus à leur quotidien, un sens à leur vie, une bonne raison de se lever tous les jours pour aller faire la traite. « …

L’intégralité de l’article qui soutient l’esprit coopératif « Comment une coopérative laitière émancipe les agriculteurs de leur soumission aux multinationales et au marché«   à retrouver ici.

coapi cooperative la rochelle liberte

De l’esclavage aux start-up sans contraintes

Alors que Coapi revendique promouvoir non pas une nouvelle forme de travail mais une nouvelle façon de considérer la valeur du travail, avec de la bienveillance, de la mutualisation et du partage, tout en cultivant l’autonomie de chacun, l’article d’Olivier Magnan sur le site ecoreseau.fr montre le chemin parcouru en retraçant l’évolution du travail : « De l’esclavage aux start-up sans contraintes »  !

Dans l’Antiquité, les Grecs et les Romains cherchaient à tout prix à se libérer du travail et de l’artisanat qui les rattachaient à l’animalité. Pour Aristote, le travail était un « genre de vie ignoble et contraire à la vertu ».
Au Moyen-Age, l’organisation change peu : il y a les seigneurs qui font la guerre, les paysans miséreux à leur service tandis que dans les villes commence à se développer une bourgeoisie commerçante dont le travail crée la richesse.
Jusqu’au XVIIème siècle, les choses n’évoluent guère, certes les seigneurs font moins la guerre mais l’aristocratie est plus oisive que jamais tandis que la besogneuse bourgeoisie continue d’affirmer sa puissance.
Aux XVIIIème et XIXème siècles La révolution industrielle transforme la notion de travail qui devient valeur d’échange : « tout travail mérite salaire » !

En 1936 sont instaurés les congés payés en même temps que les conventions collectives…
En 1946, dans le préambule de la constitution de l’Organisation Mondiale de la Santé, il est affirmé que « la santé est un état complet de bien-être physique, mental et social, pas seulement l’absence de maladie ou d’infirmité ». Le mot, « bien-être », est lâché, mais ce n’est pas pour autant qu’il entre dans le champ du travail…
Dans les années 80 on s’intéresse aux horaires de travail ; dans les années 90 à l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Avant qu’au tournant des années 2000 l’on dénonce le harcèlement moral,
À partir de 2003, l’épuisement professionnel qu’on ne connaissait que chez les japonais arrive chez nous, c’est l’entrée en scène du burn out puis du bore out (l’ennui au travail) et autres blurring (confusion vie pro/vie perso).

Enfin depuis 2010, les générations X,Y et Z rejoignent le monde du travail et plus particulièrement les start-up, qu’ils abordent avec une autre philosophie, celle de privilégier leur vie personnelle, exit les horaires et les contraintes… mais une règle : que les objectifs fixés soient obtenus.
« Obligation de résultat contre auto-organisation fondée sur la confiance. Le bien-être au travail passera t- il par cette forme de lâcher prise ? » questionne olivier Magnan

Coapi s’inscrit dans cette dynamique du bien-être au travail : pas de hiérarchie, pas de contraintes horaires ou d’objectif, mais juste quelques règles pour le bien-vivre ensemble.
Une qualité de vie qui passe par un statut sécurisé, une attention et des pistes pour améliorer les conditions de travail, des partages de connaissances, etc. mais sans toucher à l’indépendance de chacun.

Participation du Mouvement des Scop, Scic et CAE au Grand Débat National

Dans le cadre du Grand Débat National, La Confédération générale des Scop a souhaité que chaque composante du mouvement puisse apporter sa pierre à l’édifice.
Les Scop et Scic sont au nombre de 3 300, représentent quelque 60 400 salariés et 5,5 millards de CA !

Près de 350 coopératrices et coopérateurs se sont prononcés sur des axes de progrès et des propositions pour une économie plus humaine, des entreprises plus responsables socialement, plus respectueuses de l’environnement et des territoires, également plus démocratiques.

Le mode d’entreprendre, le mode de gouvernance, le partage des profits ont été mis en avant comme incontournables à porter au débat et remettre l’humain au cœur de l’entreprise.

Une synthèse des propositions a été rédigée, organisée en plusieurs chapitres

Version intégrale de la contribution collective

coapi chemins cooperatifs cooperative la rochelle

Les chemins tout tracés sont voués à disparaitre

Plus de carrières linéaires, plus de métiers bien définis… C’est l’analyse de Bénédicte de Raphélis Soissan, fondatrice de Clustree qui explique qu’aujourd’hui et bien plus encore demain, nous n’enchainerons plus les postes mais des missions, chacune mobilisant des compétences propres.

Jusqu’à peu, un métier définissait un ensemble de tâches, fonctions, obligations, etc. bien définies laissant peu de place au changement, un métier fixait la ligne à suive pour les années à venir et permettait de « faire carrière »…
Les nouvelles technologies, la rapidité avec laquelle le monde évolue et se transforme, la facilité des échanges à travers le monde, un autre rapport au travail des nouvelles générations ont tout bouleversé.

Ainsi la notion de métier est en voie de disparition car les entreprises ont devant elles des défis ambitieux à relever demandant des compétences bien précises mais aussi de les faire interagir entre elles.

Par compétences, on entend tout ce que peut apporter le collaborateur : connaissances, techniques, comportement,… ce qui sous-entend également de s’affranchir des critères habituels liés à l’âge, les diplômes, l’expérience, le genre…

L’approche par compétences remet tout le monde sur un pied d’égalité face à une opportunité et permet des transversalités enrichissantes : le travail en mode projet, la fluidité et la mobilité en interne.

coapi chemin cooperatifs cooperative charente maritime

 

L’organisation d’une Coopérative d’Activités et d’Emplois, et donc de Coapi, peut être une réponse à ces évolutions puisque chacun des entrepreneurs-salariés avec ses propres compétences peut interagir avec celles des autres et ensemble se positionner sur des projets plus ambitieux que personne n’aurait pu assumer seul.

Coapi n’est pas juste un regroupement d’activités, mais devient une entreprise apprenante où chacun s’enrichit des compétences des autres et des synergies possibles.
De fait elle permet à chacun d’évoluer dans son métier, d’orienter son activité, d’élargir son champ de compétences, etc.
Elle propose une vision de l’entreprise particulière et innovante : tout en proposant une structure rassurante, un accompagnement qui va au-delà de la simple plateforme administrative, elle encourage l’esprit d’entreprendre et la dynamique commerciale.
L’entreprenariat collectif a le vent en poupe !

coapi cooperative entrepreneurs la rochelle management bienveillant

De l’entreprise, du management et de l’autonomie appliqués à Coapi

D’après Nicolas Bouzou, économiste français : Ce qui manque le plus aujourd’hui dans la majorité des entreprises est un management plus humain…
Alors que bon nombre d’entreprises investissent dans le bien-être de leurs salariés, paradoxalement peu de salariés sont satisfaits de leur manager. Effectivement, un bon management n’est pas juste le fruit d’une promotion, mais implique de disposer de compétences clés qui sont là encore extrêmement humaines : créativité, capacité d’innovation, empathie, capacité à embrasser un problème dans sa globalité.

N’est-ce pas en cela que le concept des CAE est particulièrement intéressant ?

Toujours d’après Nicolas Bouzou, « L’autonomie et le sens sont ce qui motivent les collaborateurs et qui leur permettent de répondre à un projet collectif. Laisser de l’autonomie permet également aux gens de trouver des solutions, d’innover et d’être force de proposition. Certaines entreprises ont une capacité de résolution des problèmes beaucoup plus importantes que des entreprises très centralisées ».

Coapi en a fait sa réalité et son quotidien : une entreprise coopérative où chacun conserve son autonomie, trouve des solutions pour son propre compte mais aussi pour le collectif, développe son activité tout en réfléchissant aux possibilités d’associer les compétences disponibles dans la coopérative pour se positionner sur des projets plus importants… où chacun peut s’investir selon ses aptitudes, sa disponibilité, etc. Dans notre fonctionnement, il y a du sens, de la confiance, de l’écoute, de l’échange…

C’est en ce sens que la coopérative d’activités et d’emplois se situe à la croisée des chemins où se retrouvent ceux qui n’ont plus envie d’être juste salariés et ceux qui ne veulent plus être seul… mais tous sont motivés !

 

Et pourquoi pas quitter le salariat pour les cadres ?

L’équipe Dynamique Entrepreneuriale – 29/03/19